TN, IPS, VA, comment choisir son moniteur ?

Publié le 23 Avril 2019

 

Contrairement à d'autres périphériques, processeur, carte graphique, qui se choisissent en fonction de ses besoins. Le choix d'un moniteur peut vite tourner au "drame", si on ne choisit pas le bon modèle, et même gâcher le plaisir d'utiliser son ordinateur. En apparence, un moniteur reste un écran qui sert à afficher une image et se ressemble tous, en apparence seulement. Chaque moniteur ont des caractéristiques qui leurs son propre : type de dalle, définition, fréquence, connectiques, etc. On le choisit donc en fonction de son usage principal, bureautique, jeux vidéo, graphisme, cinéphile... Chaque composante à toute son importance pour une expérience optimale et parfaitement adaptée.

 

La dalle

C'est la première question à se poser, le choix de la dalle. Il en existe quatre types, TN, IPS, VA et OLED.

 

  • TN (Twisted Nematic), la réactive

C'est la plus répandue, la plus économique, mais également la plus réactive, 1 ms de temps de réponse, des quatre technologies. Ce type de dalle est complétement dépassé avec des angles de vision très réduits, son taux de contraste moyen environ 850:1, ainsi que sa colorimétrie correcte, la plupart du temps. Bien sûr, il existe des modèles d’exception avec un bon taux de contraste atteignant les 1200:1 et une colorimétrie parfait. Seul, les joueurs de FPS pêchu apprécieront ces dalles pour leurs réactivités.

 

  • IPS (in-plane switching), la fidélité

Ces dalles sont réputées pour leur extrême fidélité de reproduction des couleurs, entaché d'un taux de contraste ne dépassant pas les 1300:1, avec une moyenne de 1000:1. Leurs angles de vision sont parfaits. La réactivité est classique environ 4-5 ms. Fortement apprécié des amateurs, professionnels des arts graphiques, retouches photos, CAO/DAO... En revanche, les cinéphiles passeront leur chemin à cause du taux de contraste inadapté.

 

  • VA (Vertical Alignment), le contraste

La spécificité de cette technologie réside en la capacité à restituer des noirs profonds en bloquant la lumière du rétroéclairage. Il résulte un bon taux de contraste pouvant monter à plus de 3000:1. La colorimétrie et les angles de vision sont bons sans égaler les dalles IPS. Leurs réactivités ne sont pas ce qui se fait de mieux. Seul sharp, avec ses dalles (UV²A), est parvenue à corriger ses défauts. Pour le moment, sa production est limitée. Une technologie appréciée principalement des cinéphiles.

 

  • OLED (Organic Light-Emitting Diode), le saint Graal ?

En apparence OLED offre ce qui se fait de mieux aux niveaux couleurs, contraste infini ou presque. Elle n'utilise aucun rétroéclairage, ce qui lui permet des noirs parfaits, car aucune lumière n'est émise. Ces dalles sont victimes de marquage (burn-in) temporaire des images fixes, mais d'après les tests, n'est pas dérangeant. Les Numériques

 

01net.com 2015, ces valeurs, en 2019, ont pu évolué

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Rapport entre la définition et la diagonale
  • Distance de visionnage

Une fois la dalle choisie, vient la diagonale de l'écran, la taille en pouce. C'est le rapport entre la diagonale et la définition de l'écran qui définit la distance de visionnage, qui variera en fonction de ces deux paramètres. Ce qui nous donne pour un écran de 25" en 1080p 75 cm, en 1440p 56 cm. Cela s'explique par l'augmentation de la résolution, de 88 à 117 ppp. L'image étant plus fine, on remarque moins les pixels qui la compose.

Distance de visionnage

Pour ne pas se prendre la tête en calcul fastidieux, il existe des sites comme, "tout calculer.com", qui le font à notre place.

 

  • Définition optimale suivent la taille de l'écran

Nos logiciels, que nous utilisons, se composent, de menu, d’icônes, de textes, que l'on nomme plus communément l'interface. Il est essentiel de bien la distinguer. Trop petit, peu lisible, trop gros, manque de détails et pixels visibles. Pour ce faire, on estime qu'il y a une taille de diagonale minimum et maximum suivent la définition. On a actuellement trois définitions courantes, le full HD 1080p, le WQHD 1440p et l'ultra HD 2160p.

Affichage optimal

Comme je l'explique, les hautes définitions peuvent poser un certain nombre de problèmes, de lisibilité, d'interface. Ces désagréments sont surtout présents en cas d'utilisation d'une ancienne version d'un programme qui ne dispose pas de mise à l'échelle. L'interface est donc trop petite pour être bien lisible. Pour contourner ce phénomène, tous les systèmes d’exploitation modernes, comme Windows 8-10, possède des options de mise à l'échelle qui se trouve le plus souvent dans les paramètres d'affichages. Certains programmes à l'instar de Photosphop, en version récente, intègrent directement ces options. Pour Windows, c'est un pourcentage appliqué automatiquement. Avec les spécificités de mon écran, Windows préconise 125%. Bien évidemment, en augmentant le %, on perd en espace de travail. Cela peut être une bonne solution pour gagner en confort visuel. À l'heure ou, j'écris cet article, la définition UHD, n'est pas optimal et demande une configuration plus musclée ou carrément haut de gamme. Elle doit être réservée aux écrans de grande dimensions, 32"+, aux gamers, vidéastes ou professionnels de l'image. Pas optimal, car beaucoup de programmes ont des soucis d'interface, qui se résoudront au fur et à mesure des mises à jour.

 

La connectique

Il en existe deux types, analogique (VGA) et numérique (DVI, HDMI, DisplayPort et USB-C). Elle se choisit en fonction de sa définition, des connecteurs présents sur l'ordinateur, et votre usage. Le VGA est de moins en moins utilisé. Elle est surtout là pour la compatibilité avec les cartes graphiques d’anciennes générations et limité au 2048 x 1536p. A la place, on lui préfère le DVI. Trois versions, le DVI-A, qui véhicule un signal analogique, le DVI-D, signal numérique et le DVI-I, analogique et numérique. Ces deux dernières, peuvent être soit mono ou dual-link. En mono, on se contente de 1920 x 1200p à 60 Hz. En dual-link, 2560 x 1600p à 60 Hz.

 

Les connectiques modernes (HDMI, DisplayPort, USB-C)

  • L'HDMI, c'est la plus utilisée, lecteurs optiques, console... Il permet, à la fois de diffuser un signal vidéo et audio, plusieurs générations :
    • 1.3c (2560×1600p 75 Hz), dans les faits seulement 1080p,
    • 1.4a (4096 × 2160p 30 Hz),
    • 2.0 (4096 × 2160p 60 Hz + HDR)
    • 2.1 à venir avec encore plus de définition et débit.

 

  • Le DisplayPort, comme le HDMI signal audio vidéo et Ethernet. Il est utilisé pour relier un équipement à un moniteur pour ordinateur. Les normes les plus courantes sont :
    • 1.1
    • 1.2 ( 1080 p à 240Hz, 1440p à 144Hz et 4K 4 096 ×2160p à 60 Hz),
    • 1.3 (4K à 120 Hz, 8K 7680×4320 60 Hz),
    • 1.4 (4K 120 Hz 30 bit, 8K 7680×4320 60 Hz),
    • 2.0 pour en savoir plus ici.


Le Transport à flux multiples (MST), autre spécificité du DisplayPort, est limité par la bande passante maximale de la version. Elle a été introduite avec la version 1.2. Son avantage est de pouvoir piloter plusieurs moniteurs avec un seul câble relié à la carte graphique.

 

  • USB-C est le connecteur réversible à tout faire. Sa spécificité réside en la possibilité de transporter à la fois des données USB (2.0, 3.0...), de la vidéo en  haute définition 1440p, 2160p Hz... grâce à l'implémentation du  DisplayPort 1.3, du HDMI 1.4a et audio, et même du courant jusqu'à 100 W. Ce qui lui donne un réel avantage, car il est modulable et s’adapte à tous les usages. Un seul câble à relier entre l'ordinateur et le moniteur. Finis le cordon d’alimentation de l'écran. Votre ordinateur se charge de l'alimenter. Bien évidemment, l’implémentation se fait au bon vouloir des constructeurs. Il faut également un câble prenant en charge ces spécificités.

 

Quelle connectique privilégier ? Sur PC :

  • le DiplayPort est bien plus évolué que le HDMI, son concurrent et offre de meilleurs débits, une prise charge plus importante du nombre de couleurs et certaines fonctions comme le freeSync.

 

  • Le HDMI, quant à lui pose moins de problèmes et est présent sur tous les appareils multimédia.

 

  • L'USB-C est probablement la connectique d'avenir. Pour le moment assez peu présente et sert surtout au transit de données et à recharger divers appareils. Il est de plus en plus présent sur certains écrans.

 

  • Le DVI est la plus ancienne des connectiques numériques. Il est limité et ne permet pas le transfère de l'audio. Connectique parfaitement adaptée au 1080p 120 Hz et 1440p 60 Hz.

 

Sur une TV, le choix ne se pose pas : le HDMI en respectant la bonne norme.

 

Autres spécificités importantes
  • La fréquence

C'est le nombre d'images par seconde que peu afficher l'écran. La plus courante est le 60 Hz. Les gamers apprécies, le 120, 144 Hz pour un rendu plus fluide.

 

  • Flicker free

Est une technologie qui vise à réduire ou supprimer tous scintillements ou rafraîchissement, afin de préserver vos yeux.

 


  • Low blue light (lumière bleue)

Les écrans LCD émettent beaucoup de lumière bleue pour produire une lumière parfaitement blanche. Cette lumière est particulièrement nocive pour nos yeux. L'écran va donc, avec un profil colorimétrique modifier la température vers une teinte plus chaude (jaune-orangé).

 

  • Les réglages importants

Tout moniteur qui se respecte, se doit de pouvoir régler la luminosité, le contraste, la saturation et le gamma (1.8 à 2.6).

 

  • Pour connaître les specs d'un moniteur.

Voici le lien d'un site fort utile pour connaître les specs d'un écran.

Rédigé par pciste

Publié dans #Informatique, #Moniteur, #Connectiques

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